De quoi s’agit-il ?

Nous avons choisi un certain nombre de thèmes peu connus du public francophone et nous en avons résumé les éléments

Les 8 façons d’aborder les défis écologique et climatique

En dehors de l’approche internationale des COP (Conférences des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) et de l’approche alarmiste multipliant les annonces de catastrophes  « inéluctables » , le public francophone est relativement peu informé des autres approches développées dans le monde pour faire face aux conséquences des défis climatique et écologique.

Le lecteur trouvera dans l’Avant-Propos du Livre l’analyse détaillée des six autres approches : supranationales, climato-sceptique, nationaliste, des Etats (tels l’Algérie, le Sénégal, Israël, l’Inde, la Chine), individuelle (de citoyens, d’entreprises, d’ONG, d’organismes publics et privés de toute taille) et l’approche combinant les initiatives individuelles et celle de l’Etat, mettant en œuvre des solutions pour faire face au défi climatique, même non jugées prioritaires par les accords internationaux. 

 

C’est le cas d’Israël combinant approches individuelles, d’ONG, d’universités et des pouvoirs publics au niveau local, régional et international avec les initiatives politiques de l’Etat, pour répondre aux aspects concrets, déjà constatés ou en cours d’apparition, de 10 défis écologico-climatiques que nous avons identifiés comme les plus importants.

Défi climatique et crise écologique

Le défi climatique n’est pas le seul, mais il amplifie les catastrophes et renforce les autres crises les plus préoccupantes pour la survie de l’humanité : manques d’eaux douces, aridité, sècheresse et désertification, dégradations des terres cultivables, pertes de biodiversité.

 

De semblables défis existaient avant le réchauffement climatique. Ils touchent une part considérable de l’humanité et entrainent le décès des enfants, une espérance de vie réduite pour les adultes, des séquelles sur la santé, les famines et la misère, les maladies et les troubles sociaux à grande échelle. Mais ils n’étaient pas ressentis consciemment dans les pays industrialisés, où vivaient la plus grande partie des penseurs de ces processus d’industrialisation et de ce qu’on appelait « le progrès ». Ce thème est détaillé dans le Chapitre 2 de la Partie 1.

La sècheresse, source majeure de tensions

La sècheresse, apparue à partir de mars 2011 sur le continent européen, particulièrement en France, Espagne et Portugal, existe depuis des siècles au Moyen Orient. Avec le dérèglement climatique elle s’y est aggravée brutalement à partir de 1998. Les précipitations naturelles déjà relativement faibles dans ces pays se sont réduites de 30% brutalement ! Cette situation a contribué aux tensions ayant entrainé des guerres meurtrières en Syrie et au Yémen et aux migrations massives vers l’Europe. Ce thème est développé dans le livre dans le Chapitre 3 de la Partie 2.

Le cri des nations les plus vulnérables

Une cinquantaine de pays parmi les plus vulnérables au changement climatique ont, en janvier 2019, appelé à l'action face au « risque d'extinction » de leurs nations, à la veille de la clôture de la COP 24, restée divisée sur l'avenir de l'accord de Paris. « Nous appelons toutes les parties à s'unir contre toute conclusion médiocre de la COP 24 », a déclaré dans un message vidéo la présidente des Iles Marshall, Hilda Heine, qui préside le Climate Vulnerable Forum (CVF). Ce groupe informel représente plus d'un milliard de personnes de 48 pays, Africains (Niger, Ethiopie, Rwanda...), Asiatiques (Bangladesh, Vietnam, Népal...) et petites îles (Fidji, Vanuatu...). » Ce thème est traité en détail dans le Chapitre 5 de la Partie 4 du livre.

La Grande Muraille Verte du continent africain

La Grande Muraille Verte (GMV) pour le Sahara et le Sahel est l’initiative phare du continent africain pour lutter contre la désertification et les effets du changement climatique, développée par l’Union Africaine, avec l’objectif de transformer la vie de 500 millions de personnes en créant une mosaïque d’écosystèmes verts et productifs en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique.

 

Ce projet, à l’échelle du continent, n’a pas été retenu par les experts de l’ONU, alors qu’il intégrait les enseignements de l'expérience algérienne. Malgré ce refus, les chefs d'État de 17 pays du Sahel ont décidé la mise en œuvre immédiate de ce programme et adopté son plan d'investissement sur la période 2019-2030 (avec une première tranche de 400 milliards $ pour la période 2020-2025). Ce projet, essentiel pour l’Afrique subsaharienne, est détaillé dans Chapitre 3 de la Partie 8 du livre.

La Grande Rivière artificielle de Libye

En 1983, Kadhafi a lancé le projet de la Grande Rivière Artificielle (Great Man-made River - GMR) destiné à transférer vers la côte les eaux fossiles des bassins sédimentaires de Libye orientale, c’est-à-dire sur une distance variant entre 400 et 800 km. En phase finale, 6 millions de m3 devraient être pompés chaque jour, soit plus de 2 milliards de m3 par an. L’objectif était de fournir de l’eau potable aux villes et de développer l’autosuffisance agricole de la Libye grâce à l’irrigation. Il était programmé pour être réalisé en 25 ans (de 1985 et 2010). A la fin du projet, la rivière devait avoir une longueur totale de 3500 km. Ce projet semble avoir été stoppé suite à l’assassinat de Kadhafi et la guerre entre la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Ce sujet peu connu en Europe est traité dans le livre dans le Chapitre 4 de la Partie 8.

Le mouvement CHIPKO

Le mouvement CHIPKO a été lancé en Inde par des villageoises illettrées de l’Etat de l'UTTARAKHAND opposées à l'exploitation commerciale de leurs forêts. Le mouvement est connu pour sa tactique consistant à se coller aux arbres et à les entourer de ses bras afin d’empêcher que l'on ne les coupe ou les scie. Une des caractéristiques de ces mobilisations est la participation massive des femmes, inspirées par le Mahatma GANDHI. L’histoire et les résultats de l’action de ce mouvement sont traites dans le Chapitre 2 de la Partie 9.

Approche combinant initiatives individuelles et celles de l’Etat : exemple de l’approche israélienne

La crise environnementale mondiale et les conséquences du dérèglement climatique ne sont pas la preuve du comportement irresponsable des sociétés mais celle des imperfections inhérentes au monde créé et nécessitant des améliorations.

 

L’approche israélienne ne se limite pas à la correction des effets néfastes du dérèglement climatique, elle cherche des solutions durables aux conséquences néfastes et aux problèmes des pollutions (pénuries d’eaux douces, sécheresse, désertification, montée du niveau des mers, dégradation des terres cultivables, réduction de la biodiversité, impacts sur la santé).

 

Cette approche part du constat, établi dès les années 1980, qu’une révolution écologique radicale, à l’échelle de la planète, s’avère impossible et qu’un travail par étapes permettrait de corriger une bonne partie des conséquences néfastes du réchauffement climatique. Cette approche est détaillée au Chapitre 1 de la Partie 10.

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